Respectons notre environnement

 

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Quelques réflexes « solidaires »

Au Jardin

A la maison

Penser « énergies renouvelables »

Récupérer ou économiser l’eau

Acheter « commerce équitable »

Manger « Bio »

Trier, Recycler

La Base

Planter les tomates

Alterner les rangs de légumes

Faire son propre compost

Soins divers

Nettoyer

Diminuer sa consommation d’eau

 

Quelques réflexes « solidaires » et salutaires !!!

Penser énergies renouvelables

 

 

Jean-Marc

POURQUOI ?

Une grande partie de l'énergie consommée dans le monde (près de 90%) provient de gisements de combustibles fossiles : pétrole (35 %), gaz (21 %), charbon (24 %) et uranium (7%). Et, sur 26,8 milliards de barils de pétrole consommés chaque année, la moitié l'est pour le secteur des transports.
Pourtant, ces sources traditionnelles d'énergie posent de nombreux problèmes :

*    Leurs stocks sont en quantité limitée, elles sont épuisables. Or la consommation de ces énergies ne cesse de croître, les rendant de plus en plus difficile et coûteuses à exploiter. Alors que les énergies renouvelables (ER) sont par définition quasi inépuisables et présentes abondamment.
Pour autant, les réserves d'énergies fossiles sont encore importantes : 40 ans pour le pétrole, 60 ans pour le gaz et 400 ans pour le charbon en 2004. Nous noterons qu'il existe de nombreuses estimations parfois contradictoires sur les réserves de pétrole faisant varier les chiffres entre 40 à 200 ans...

*    Leurs gisements sont géographiquement limités puisque le Moyen-Orient détient environ 70% des réserves connues de pétrole, et les pays de l'ancienne Europe de l'Est, de l'ancienne URSS et du Moyen-Orient détiennent 80 % des réserves connues de gaz. Ce qui engendre une tension sur les prix et une insécurité.

*    Le premier choc pétrolier de 1973 a incité les pays industrialisés (les plus gros consommateurs de pétrole) à se tourner vers des énergies alternatives. Mais cela s'est fait, notamment en France, au profit d'une autre énergie fossile, et donc non renouvelable : le nucléaire et le problème du stockage des déchets.

*    Les combustibles fossiles contribuent massivement au réchauffement progressif de la Terre par le phénomène de "l'effet de serre" à cause du CO2 que leur combustion rejette dans l'atmosphère tout en la polluant.

*    La crainte de l'énergie nucléaire, de ses déchets et les risques de prolifération des armes nucléaires. D'autant plus que les programmes nucléaires devant prendre le relais des réacteurs classiques s'avèrent coûteux et complexes.

*    Les sources conventionnelles d'énergie présentent des risques de catastrophes majeures : marées noires, fuites radioactives, explosions de gazoducs...

*    Il y a permanence et aggravation du non développement économique et social de pays et régions qui ne peuvent avoir accès à ces formes modernes d'énergies, notamment l'électricité (environ deux milliards de personnes n'y ont pas accès). Les investissements pour y parvenir sont trop lourds et l'approvisionnement de tels systèmes en énergies fossiles importées mènerait ces pays à une dépendance énergétique inacceptable. Or, l'utilisation d'énergies renouvelables assure une gestion intelligente des ressources tout en développant l'emploi local.

 

QUE FAIRE ?

La solution réside dans l’augmentation de l’utilisation des énergies renouvelables et tout particulièrement la petite hydraulique, la biomasse et le PV solaire, qui fournissent de l’énergie électrique, de la chaleur, de la force motrice et un approvisionnement en eau à des dizaines de millions de personnes dans les zones rurales de pays en développement. Elles desservent ainsi l’agriculture, des petites industries, des foyers, des écoles et comblent d’autres besoins communautaires.

*    L'utilisation de ces énergies n'est pas récente (moulins, feu de bois, thermes...), je citerais les "énergies nouvelles", virtuellement inépuisables, très peu polluantes et qui bénéficient d'avancées technologiques et de processus de développement depuis les années 70.

*    A ce titre, on peut lister l'énergie solaire, l'énergie éolienne, l'énergie des marées, les énergies liées à la biomasse, le biogaz, les biocarburants et la géothermie.

*    Et ceci, à titre individuel (chauffage, carburant), comme à titre collectif en faisant pression sur les autorités de tutelle (municipalités, départements….)

Récupérer l’eau

 

 

Jean-Marc

POURQUOI ?

*    L’eau est « rare »

A l’échelle planétaire les réserves d’eau douce sont très inégalement réparties et tendent globalement à diminuer au profit des réserves d’eau salée (fontes des glaces polaires, disparition des glaciers, diminution des nappes phréatiques). Le réchauffement climatique accélérant le phénomène. Même si les pays « riches », situés en zone tempérées, subissent ce phénomène avec moins d’acuité, la baisse des réserves d’eau douce n’en est pas moins un phénomène émergent apparemment non réversible. Il est donc temps de modifier notre comportement devant cette ressource, en comprenant bien qu’elle n’est plus « inépuisable »… De surcroît :

*    L’eau est « chère »

Nous payons l’eau 3 fois. A l’achat (Facture), au raccordement au tout à l’égout (Impôts ou installation privée), en sortie pour son retraitement (Impôts).

 

QUE FAIRE ?

La solution réside dans l’installation individuelle (ou collective) d’un système de récupération des précipitations.

*    Les toitures sont une excellente surface de récupération des eaux de pluies. Faites le calcul, pour un pavillon individuel cela se situe entre 150 et 300m2. Pour une grange aménagée ou une fermette c’est encore plus impressionnant. Il suffit donc de raccorder les gouttières pour qu’elles aboutissent toutes dans une citerne de collectage enterrée équipée d’une pompe immergée, ou d’un puit existant (cette dernière solution réalimentera aussi vos voisin qui en profiteront par l’effet de vases communicants). Il sera alors possible dans le meilleur des cas d’alimenter tous les points d’eau non potable de la maison et du jardin (arrosage potager et jardin, lavage voiture, piscine, toilettes, lave-linge et éventuellement lave vaisselle et douche).

*    Sur le même principe que précédemment et à moindre frais, il y a toujours moyen de placer (en aérien ou semi enterré) un collecteur sous la gouttière principale. Ah les bonnes vielles baignoires bien moches dans le jardin de nos grands-mères ! Heureusement il existe des solutions un peu plus « esthétiques » maintenant. Quoi que le côté rétro… Bon, en conclusion le look de la citerne est au gré de chacun.

*    Enfin il existe quelques trucs ou habitudes simples pour économiser l’eau (cf. diminuer sa consommation d’eau)

Acheter commerce équitable

 

 

Jean-Marc

POURQUOI ?

Le fonctionnement actuel de l’économie mondiale souffre de déséquilibres de plus en plus flagrants qui affectent particulièrement les producteurs de produits agricoles tropicaux, victimes des politiques agro-industrielles basées essentiellement sur les rendements et le profit. Les prix et les conditions d’achat leur sont imposés sans négociation et le plus souvent, ces prix d’achats ne couvrent pas même les coûts de production. Ainsi, selon l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, sur les 840 millions de personnes qui souffraient de la faim en 2005, 800 millions étaient des agriculteurs. Le commerce est indispensable à toute société et fonde pour partie le lien social. Pourtant, son organisation actuelle se fait souvent :

*    à l’insu du producteur comme du consommateur : le producteur ne connaît pas la destination de son produit, le consommateur en ignore la provenance réelle,

*    au détriment du producteur et du consommateur : les intermédiaires les plus puissants (grandes marques commanditaires, groupes industriels, organismes financiers, grands distributeurs, centrales d’achat) imposent leurs règles, leurs prix, voire même leurs produits, aux producteurs comme aux consommateurs.

*    le commerce devient ainsi un strict enjeu de pouvoir et de profit privé lié à la spéculation à court terme. Le plus souvent inéquitable, il banalise une relation de dominant-dominé. Les conséquences en sont insupportables pour les êtres humains comme pour l’environnement social, économique, écologique et culturel.

 

QUE FAIRE ?

Face à ce constat, l’objectif du commerce équitable est de permettre aux producteurs et aux consommateurs de vivre leur dignité et leur autonomie, en retrouvant la maîtrise et le sens de leurs actes.

Depuis plus de quarante ans, la démarche du commerce équitable propose une alternative efficace pour réduire les inégalités engendrées par le commerce conventionnel et redonner à l’homme sa place centrale dans les échanges. Autour des principes suivants :

*    assurer une juste rémunération du travail des producteurs et artisans les plus défavorisés, leur permettant de satisfaire leurs besoins élémentaires,

*    garantir le respect des droits fondamentaux des personnes, scolarisation des enfants, soins médicaux,

*    instaurer des relations durables entre partenaires économiques,

*    favoriser la préservation de l’environnement,

*    proposer aux consommateurs des produits de qualité.

A travers le monde, les organisations de commerce équitable s'efforcent de construire les fondations d'un commerce plus juste par des partenariats commerciaux équitables au Sud et des actions de sensibilisation, de promotion et de plaidoyer au Nord.

Outre les produits alimentaires et l'artisanat, le commerce équitable concerne également le secteur cosmétique (beurre de karité, huiles essentielles…), les compléments alimentaires, le textile et maintenant les services, avec l’organisation de voyages équitables et solidaires.

Manger bio

 

Jean-Marc

 

Trier, Recycler

 

Jean-Marc

 

 

Au Jardin

La Base

Muriel & J-Marc

*    Jamais d’engrais chimique.

*    Préférer les prédateurs naturels aux insecticides.

*    Récupérer l’eau de pluie et s’en servir pour l’arrosage et la préparation des différents purins.

*    Faire son propre compost afin de recycler les déchets organiques.

Les différents « purins »

 

 

Trégor hebdo

Il est relativement facile de faire soi-même ses engrais ou ses produits de lutte contre les parasites. La méthode consiste à préparer un « purin », à savoir laisser macérer une plante dans de l’eau de pluie pendant un certain temps. La fermentation terminée, on filtre et on stocke en bouteille. La commercialisation et la promotion de ce type de méthode sont pour le moment totalement prohibés par la Loi du 1er juillet 2006 (à suivre…).

 

Purin de Consoude (Symphytum officinalis)
Consoude officinale, langue de vache, oreille d'âne, Herbe à la coupure, Herbe aux charpentiers. 

*    C'est l'engrais vert le plus précieux du potager. On l'utilise pour constituer un purin aussi riche que le nitrate de potasse. Il faut environ 1 kg de feuilles que l'on fait macérer une semaine dans 10 litres d'eau. On filtre et on pulvérise le feuillage (dilué à 1/20) ou on arrose le pied des plantes (dilué à 1/4).

     Favorise la croissance  et la floraison des plantes.

Purin de Fougère (Puridium aquilinum)

*    Faire macérer 850g de feuilles dans 10 litres d'eau de pluie pendant une semaine et pulvériser dilué à 10 % ou non dilué.

     Contre les pucerons, les escargots et les limaces.

Purin de Rue (Ruta grovealens)

*    Faire macérer 800 à 900g de tiges et feuilles dans 10 litres d'eau pendant 10 jours. Pulvériser dilué à 20%.

     Contre les pucerons.

Purin de Sureau (Sambuscus)

*    Faire macérer 2 jours minimum 1 Kg de feuilles, tiges, fleurs, fruits, finement hachés dans 10 litres d'eau de pluie. Pulvériser non dilué.

     Contre les pucerons, piéride du chou, teigne du poireau, altises, thrips et noctuelles, et pour éviter que les rongeurs n'attaquent les racines des plantes et des arbres.

Purin de Tomates

*    Faire macérer 1 Kg de tiges et feuilles de tomates hachées dans 10litres d'eau de pluie de 12 heures à 3 jours. En prévention, pulvériser cette préparation non diluée  tous les 4 à 5 jours.

     En préventif contre les teignes des poireaux, les altises et les piérides du chou. En curatif contre les pucerons.

Purin de Pissenlit (Taraxacum Officinale)

*    Faire macérer 1,5 à 2 Kg de plantes entières avec les racines dans 10 litres d'eau. Arroser le sol au printemps et à l'automne de ce purin dilué à 1/5.

     Stimule la croissance et améliore la qualité des légumes.

Purin de Bouleau (Betula)

*    Faire macérer 1 Kg de feuilles fraîches dans 10 litres d'eau. Pulvériser par temps humide dilué à 1/5.

     Prévient la tavelure des arbres fruitiers.

Faire son propre compost

 

Jean-Marc 

 

Planter les tomates

Muriel

*    Creuser un trou profond. Y déposer une bonne couche de cendres de cheminée, puis une couche de terre, puis une couche d'orties déchiquetées et une dernière couche de terre. Y planter les plants de tomates. Transpercer la tige de fil de cuivre.

*    Arroser de purin d'ortie. (Aux dernières nouvelles, il parait que c’est prohibé d’en faire la promo !!!)

*    Quand malgré tout il arrive un problème je vaporise à la bouillie bordelaise.

*    Recette garantie.  Depuis que je l'utilise mes voisins envient mes tomates, autant pour leur précocité que pour leur quantité.

*   Petit truc supplémentaire : planter des plants de basilic entre les pieds de tomates. Les uns protègent les autres !

Alterner les rangs de légumes

Muriel

Pour lutter contre la vermine sans utiliser d’insecticides, fongicides et autres formes en « cide », il peut être judicieux de planter certains légumes à proximité d'autres qui les protègent.

*    Alterner un rang de poireaux et un rang de carottes : chacun repoussant les parasites de l'autre.

 

 

A la maison

Nettoyer

Muriel

J'ai remplacé presque tous les produits ménagers par du vinaigre blanc.

C'est très économique, pas polluant et efficace, par exemple pour les vitres mais aussi les plans de travail, les faïences murales etc...

Diminuer sa consommation d’eau

 

 

Jean-Marc

*    N’arrosez pas votre pelouse, cela ne sert à rien… une prairie se régénère très bien seule. Vous avez tous fait cette expérience de laisser votre gazon pendant un mois de vacances, de vous lamenter au retour parce que l’herbe est jaune, et de constater que dès fin septembre tout est rentré dans l’ordre.

*    Si vous devez installer une nouvelle pelouse, semez là plutôt en automne qu’au printemps. Un gazon semé en octobre consomme moins d’eau car il faut moins chaud qu’en mai, ainsi les pertes d’eau dues à l’évaporation sont moins importantes. De plus une fois qu’il aura passé un hiver, votre gazon sera plus costaud au printemps suivant.

*    Lavez votre voiture au seau plutôt qu’au jet, réservez celui-ci pour l’ultime rinçage bref, juste avant de passer la peau de chamois… Je dis cela pour les accros de l’automobile… En ce qui me concerne, c’est la pluie qui nettoie et rince ma voiture !

*    Pour les toilettes, il est facile de diminuer les pertes d’eau à chaque tirage de chasse. Le double bouton s’impose naturellement. Si vous n’en avez pas, placez un corps mort (brique ou bouteille bouchée remplie d’eau) dans votre réservoir. La place prise par ce corps mort (environ 1,5 litre), diminuera votre consommation d’autant à chaque remplissage. Pour une famille de 5 personnes faites le calcul c’est impressionnant sur une année !

*    Préférer la douche au bain et arrêtez votre robinet pendant les périodes de savonnage. Oui… au début c’est contraignant, et au bout d’un moment cela deviendra un réflexe.